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| Actualités |
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| ( 26/06/2005 ) |
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| Espèces et localités | Les espèces concernées par le projet :
- le taro (Colocasia esculenta)
- l’alocase (Alocasia macrorrhyza)
- le macabo (Xanthosoma sagittifolium)
- les ignames (Dioscorea alata, D. bulbifera, D. esculenta, D. nummularia, D. pentaphylla et D. transversa)
- la patate douce (Ipomoea batatas)
- le manioc (Manihot esculenta)
Le projet travaille sur dix sites localisés sur dix îles différentes. Dix communautés (villages) sont concernées, situées sur des îles distinctes. Cinq cultivent le taro comme espèce dominante et les cinq autres l’igname. Le projet effectue sur chacun des dix sites un inventaire des savoirs traditionnels, puis une caractérisation fine des ressources génétiques cultivées,
suivie d'une identification des besoins des communautés concernées en termes d'élargissements des bases génétiques existantes, enfin, il distribue de nouveaux génotypes correspondants à ces besoins et évalue leur acceptabilité.
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| Île | Population | Espèce dominante |
| Tanna | 26000 | taro |
| Erromango | 1600 | igname |
| Epi | 4600 | igname |
| Ambrym | 7400 | igname |
| Mallicolo | 19000 | igname |
| Santo | 31000 | taro |
| Malo | 3550 | igname |
| Ambaé | 3200 | taro |
| Pentecôte | 14100 | taro |
| Vanoua Lava | 2000 | taro |
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 Clic pour agrandir |
| Pour chaque espèce et variété, on enregistre les savoirs traditionnels concernant:
- le nom vernaculaire de la variété et sa signification
- l'origine géographique de la variété
- sa description morphologique
- les caractéristiques de ses organes souterrains (dont les caractéristiques organoleptiques)
- les usages particuliers dont elle est l'objet
- ses performances agronomiques
En ce qui concerne les usages culinaires des tubercules, on détermine :
- les différents procédés culinaires pour chaque espèce, (laplap, rôti, bouilli) dans chaque communauté étudiée et on évalue la fréquence générale (sur la semaine) et le type de repas auquel il se rapporte (le bouilli le matin, le rôti le midi, etc… sans oublier les repas de fêtes)
- l’usage précis de chaque variété à l'intérieur des espèces (variétés à laplap, pour les fours, pour les enfants et/ou vieillards… etc.)
- la fréquence des variétés dans les parcelles et on la compare aux usages culinaires réels qui en sont fait, en repérant les éventuelles variétés qui ne sont pas liées à un usage alimentaire précis mais qui auraient une valeur culturelle
En ce qui concerne la gestion du matériel au champ, on étudie :
- l'origine et la nature des propagules (tubercules, cormes, boutures) ainsi que leur circulation. En effet, même si l'on étudie des communautés éloignées, elles échangent leurs clones entre villages proches et il est intéressant de connaître l’ampleur et la direction de ces flux
- la distribution (cartographie des parcelles) et les densités de chaque variété dans les champs de la communauté et les raisons présidant à ces répartitions, ainsi que les soins accordés
- la notion de propriété intellectuelle du matériel végétal chez ces communautés
Ces études et enquêtes à dire d'acteurs se font lors de la collecte des échantillons destinés aux analyses (ADN et chimiotypes). On veille bien sûr à croiser les informations auprès de différentes personnes pour s'assurer qu'elles sont fiables. Les personnes âgées et les femmes sont interrogées en priorité.
Des bases de données sont constituées. Une caractérisation aussi détaillée que possible de l'environnement écologique et pédoclimatique est également faite (sols, microclimats, contraintes, insectes et pathogènes). Celle ci se fait in situ et à partir d'informations déjà disponibles. | | |
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