L’alimentation dans le Pacifique comme dans le monde, est en voie d’homogénéisation.
A chaque fois que des styles alimentaires locaux changent, certaines espèces disparaissent parce que n’étant plus utilisées elles ne sont plus cultivées.
L’érosion culturelle induit inévitablement une érosion génétique. Cette situation est exacerbée pour les plantes à racines et tubercules qui sont toutes à multiplication végétative et qui,
si elles ne sont pas replantées, disparaissent rapidement.
Ces plantes sont aussi en situation de concurrence directe avec les céréales qui produisent des produits comparables à bien moindre coût.
Cette situation devient critique dans les petits pays aux économies fragiles, comme le Vanouatou, où l’érosion génétique s’est engagée dès les premiers contacts par l’introduction d’espèces exotiques qui se substituent aux variétés locales.
C’est pour tenter de préserver la riche agrobiodiversité existante au Vanouatou et pour mettre au point une méthodologie de conservation dynamique applicable ailleurs sur la planète, que ce projet existe. |